Alpinisme : Pic de Bure « Les Arches de L’Istier » 5c

Au programme de cette dernière sortie alpinisme de la saison, direction le massif du Dévoluy, avec une grande voie dans le Pic de Bure.

Nous prenons la route samedi en fin de journée pour dormir au départ de la course. Après un festin, nous montons le campement, aux tentes ; Sylvain et Clotilde préfèrent le beau ciel étoilé !
Nous rencontrons deux acolytes qui se lancent le lendemain dans la voie Desmaison en direction du sommet du Pic de Bure avec ses 20 longueurs !! On ne joue pas dans la même cour, mais heureusement pour débuter la discipline ! 

Grasse mat, avec un départ à 8h30, nous avons une marche d’approche de 2h avec 700m de dénivelé pour arriver sur la crête de l’Istier, crête herbeuse offrant de belles vues sur le Pic de Bure. Arrivées vers le rocher, nous nous encordons, puis nous observons la faille que nous allons suivre au sein de l’imposant pic de Bure. Juste avant de se lancer, un aigle vient nous souhaiter une bonne course en passant juste au-dessus de nos tête ; Royal!! 

C’est parti ! Nous voilà en train de grimper sur cette roche calcaire, une belle roche des alpes du Sud, qui agrippe très bien. La voie compte 5 longueurs avec maxi 5c. Première grande voie pour nous, on découvre plein de choses : les « manip » (faut rester concentré hein, ce n’est pas tout à fait pareil qu’en couenne !), le vide (ben oui on a déjà monté 700 m donc forcément même au bout de la première longueur ça impressionne), les relais (là c’est chaleur humaine assurée, accroché à 3 sur un relais), ce que veut dire A0+….

Bref beaucoup de premières pour nous les débutantes. 

Nos 2 cordées avancent doucement mais sûrement ! Arrivée aux arches, c’est splendide, petite pause photos +collation ! La dernière partie est cotée 3 en escalade mais le rocher qui dégringole, n’en fait pas une fin, si facile.


Nous atteignons le plateau à 15h30, de la rocaille quelques touffes de plantes grasses, un paysage aride. Pour compléter l’impression de paysage lunaire, il y a sur le plateau à 2550 m d’altitude un observatoire astronomique (IRAM), on se verrait bien dans un film de science-fiction… 

Pour la descente, une petite fragilité sur une corde nous fait renoncer au rappel dans la combe de Bure, nous optons donc pour la combe Ratin à pieds où nous croiserons quelques chamois.
Retour à Chambéry à la tombée de la nuit après cette magnifique journée ! 

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